"Comprends-tu que l'on parte et qu'on se dise adieu. Comprends-tu que ce mot la main puisse l'écrire, la main puisse le signer, les lèvres se le dire. Je ne sais pas. J'ignore où le destin m'entraîne mais quelque soit mon sort, quelque soit ton bonheur, quelque soit les tourments de ma vie incertaine, je ne t'oublierai pas tant que battra mon coeur. Daigne accepter mon gros, sur les deux joues, un gros bécot."

Ces mots ne sont pas les miens. Ils ont été empruntés à un ou une inconnue qui les a déposés au dos d'une carte postale. Celle-ci daterait des années 20. Je vous la livre brute et sans correction aucune, l'écriture est belle, l'orthographe un peu plus aléatoire...mais pourtant tellement plus élégant comme lettre de rupture que les SMS de maintenant...

A partir de ces quelques lignes, on pourrait imaginer mille et une histoires. La grammaire ne me permet pas de savoir qui est l'auteur, un homme, une femme ? Comme la personne s'adresse à "mon gros", j'aurais tendance à penser que c'est une femme qui quitte son homme... A moins que ce soit un homme qui quitte "son gros"... Sur le recto de la carte, on peut y lire ceci (Enfin ma fille et ses yeux peu usés) « Un cœur à l’autre uni, jamais ne se retire, Il pour l’en séparer, il faut qu’on le déchire »

Voilà pourquoi j’aime fouiller dans les bacs des vendeurs de vieilles cartes postales, pour l’illustration mais surtout pour les mots posés au dos de ces écritures si raffinées si soignées et parfois de me demander depuis combien d’années je n’ai pas envoyé de cartes postales…

 

 

IMG_1940IMG_1933IMG_1928IMG_1936

 

Cette jolie dame au corsage fleuri m’a inspiré ce bracelet deux tours :
un biais en liberty, du cuir pailleté vieux rose et le tour était joué !