J'aime la photographie et plus particulièrement certains photographes. Le premier dont je vais vous parler, arrive à dire beaucoup sans artifice ni filtre mais grâce à des éléments à travers lesquels il voit et nous transmet des petites scènes de vie de gens ordinaires, de gens de la rue, insignifiants pour beaucoup mais tout pour lui.
Certaines de ses photos ressemblent à des tableaux, un peu normal, puisque Saul Leiter était peintre également.

Sa façon décalée de cadrer est sa patte, il se fout des diktats, des préceptes, l'ambiance primant sur la composition. On dirait qu'il voit toujours à travers un trou, à travers une vitre, caché derrière un mur, un rideau. Très peu de prises frontales et directes évitant ainsi aux sujets la gêne d'être photographiés qui sans conteste leur ôterait tout naturel. Ils sont pris tels qui sont et non comme ils voudraient paraître... Ni pose, ni posture...

 

 

Saul-Leiter-Paris-1959-Snow-1960-and-Carol-B-1958-Images-©-courtesy-Howard-Greenberg-Gallery-via-British-Journal-of-Photography

 saul leiter through the window shop Saul leiter Woman with green coat

Saul Leiter blue umbrlla Saul leiter Old man
SAul Leiter CurtainSaul Leiter Seamstress Saul leiter maternity

 

Saul Leiter 1923 - 2013

 

"J’ai passé une grande partie de ma vie en étant ignoré. J’en étais très heureux. Etre ignoré est un grand privilège. C’est ainsi que j’ai appris à voir ce que d’autres ne voient pas et à réagir à des situations différemment. J'ai simplement regardé le monde, pas vraiment prêt à tout, mais en flânant."