Je n’y peux rien, je suis ainsi faite. J’ai les doigts qui s’agitent, qui ne peuvent s’empêcher d’aller tâter, fouiller, fouiner dans ma réserve à tissus. Je les touche, les caresse et entrevois les associations issues des étoffes glanées au fil des années.

Je n’y peux rien, je suis ainsi faite. Je ne sais pas jeter le moindre centimètre carré de tissus adulés. Les élus, les précieux sont soigneusement gardés. Ils attendent patiemment leur métamorphose. L’un deviendra pochette, un autre étui à aguilles, un autre encore servira à recouvrir des boutons.

Je me mens tout le temps. Je me dis sans cesse de ne plus acheter un seul mètre de tissu tant que la moitié de mon stock n’aura pas été transformée. Mais j’ai les idées plus rapides que mes doigts, les envies plus tenaces que ma volonté !

Je me mens tout le temps. Je rabâche sans relâche des billevesées auxquelles personnes d’autres ne croient…

Je me mens tout le temps. Je vibre pour la fibre et ne peux me résoudre à ne plus succomber…

 

IMG_8599 (711x1024)
IMG_8591 (1024x683)
IMG_8600 (683x1024)
IMG_8615 (714x1024)
IMG_8586 (683x1024)

 

Tissus de ma réserve - Patron pochette Merci Giroflée.

Pochette offerte à ma belle Berlinoise !

Bientôt je vous montre mon petit butin de Berlin :)